Le sinistre et l’assurance des particuliers

La déclaration de sinistre.

L’étape est importante car c’est à cette date que démarre le point de départ de la prescription en assurance de biens.

La déclaration est faite à l’assureur ou au courtier, il convient de toujours vérifier que l’intermédiaire d’assurance est habilité à recevoir la déclaration ou qu’il l’a bien répercutée auprès de la compagnie.

La première manifestation de la réception de la déclaration par l’assureur est la désignation d’un expert qui va organiser rapidement un rendez-vous et une visite sur place.

L’expert de la compagnie d’assurance

La mission de l’expert est double, et ce point est capital.

Il doit principalement procéder à l’évaluation des dommages générés par le sinistre, mais il doit également vérifier que le risque a été correctement déclaré, et pour cela passer au crible toutes les déclarations ou pseudos déclarations qui se trouvent dans le contrat, il doit également vérifier l’application des garanties.

Autrement exprimé, l’assuré a tout à craindre de cet expert.

Pas de doute qu’il sera tout à fait charmant lors de sa visite, mais il ne faut jamais oublier qu’il est désigné et rémunéré par l’assureur, et que sa mission est de débusquer toutes les erreurs de déclarations, de tailler ferme dans les réclamations en appliquant avec rigueur toutes les exclusions et autres conditions de garantie et enfin d’évaluer les préjudices au plus juste.

Les précautions à prendre

Tout d’abord selon l’importance du sinistre, il convient de s’interroger sur l’opportunité de se faire assister d’un professionnel.

Au-delà d’une somme de l’ordre de 10.000 à 15.000 € euros, il est certainement utile d’avoir recours à un expert d’assuré, pour se faire aider et assister dans la mise en jeu des garanties et dans l’évaluation des dommages.

En toute hypothèse il convient de préparer un solide dossier avec tous les justificatifs utiles et de solliciter des professionnels des devis et des évaluations.

Il faut ensuite suivre son dossier de près, ne pas hésiter à réclamer des explications, et surtout à écrire et écrire encore.

Enfin il faut se méfier et surveiller la prescription biennale, en adressant régulièrement une lettre recommandée AR à l’assureur (et non à son expert) pour lui réclamer les indemnités issues du sinistre.

L’expert d’assuré

Cette profession comporte des compétences diverses et multiples selon la taille des entreprises qui l’exerce.

Il existe quelques cabinets importants disposant de délégations régionales exerçant sur l’ensemble du territoire national, et de nombreuses petites structures exerçant à titre individuel, et parfois avec quelques collaborateurs.

Que ce soit par l’intermédiaire des courtiers, ou des agents, voire même par démarchage, ils sont amenés à proposer leurs services, en s’appuyant sur le fait que la plupart des contrats d’assurance prévoient la prise en charge d’une partie de leurs honoraires dans les garanties.

Bien que le client soit sensible à cet argument, au moment du sinistre il est trop tard pour se préoccuper de savoir si ces honoraires seront ou non pris en charge par l’assureur, il faut en choisir un.

Le mieux est de choisir le plus diligent et le plus dynamique.